Un nouveau départ un nouveau bébé

Nous avions une date pour l'insémination de Jill. Puisque l'insémination pour nos premières s'était bien passée la première fois, nous n'avons pas pensé à l'échec.
C'était le 2 décembre, date anniversaire pour nos grandes de 3 ans. Parfait pour un bébé d'été, on s'imaginait déjà un retour des USA en été, faire une baby shower dans le jardin, etc. - oui on s'imagine les clichés-

Le jour de l'insémination approchant, nous n'étions pas stressé comme pour la première fois. Nous avons fait une visio avec Jill, qui, elle aussi, était très sereine. Et en un instant, le transfert d'embryon était fait.

Et nous voilà à planifier la naissance de notre futur bébé. Comme si tout allait bien se dérouler
15 jours après Jill devait faire une prise de sang pour confirmer la grossesse.
Au moment ou nous nous attendions le moins, aux environs du 12ème jour, Jill nous appelle pour nous dire qu'elle a ses règles et que cela n'a pas fonctionné.

A aucun moment nous avons pensé à l'échec. Nous n'étions pas prêt. La déception était totale. Jill aussi était déçue et ne s'y attendait pas. 

Nous avons appelé le médecin généticien pour faire un point, voir ce qu'il en pense. Comment  envisager la suite ?

Le docteur nous rassure, selon lui tout était bon pour que Jill soit enceinte, c'était juste un coup de malchance. La prochaine fois serait la bonne.
Tout cela nous rappelle, que c'est bel et bien la nature qui décide de tout ça.

Oui, sauf que voilà, nous n'avions plus que 2 embryons de coté !

Cette fois, on imaginait que le pire. Si la deuxième fois se passait mal. Devions-nous envisager d'implanter les deux embryons ?  Avec le risque de vivre un nouvel échec.

Si les embryons étaient perdus, il était impossible de recommencer le processus. Retourner faire un don, que la donneuse redonne à nouveau ses ovules. Nous aurions perdu beaucoup de temps, et aussi de l'argent. Parce que oui, l'argent reste malheureusement un élément primordial.

Nous avons décidé d'en parler ensemble une fois l’émotion passée puis avec Jill qui est la première concernée.
Finalement, c'est elle qui  nous a rassuré le plus et surtout, elle était d'accord pour ne pas abandonner ce projet. 

Ensuite, nous avons beaucoup réfléchi. 

Nous avons décidé de ne déposer qu'un seul embryon pour maximiser les chances au cas où cela ne fonctionne pas. Avoir un dernier espoir. Par contre il a fallu attendre le mois de février pour que Jill se remette et retrouve une bonne santé.
Cela nous a paru très long.

Puis les fêtes de fin d'année sont passées. Je voyais des femmes enceintes et je les enviais.
Je m'imaginais le pire. Parfois, je leur en voulais presque qu'elles soient enceinte et pas moi.
C'était une période assez morose pour nous.

Février est arrivé, et même le jour de l'insémination, était un jour presque normal. Nous n'avions pas de joie particulière tant nous avions peur d'être déçu.

On a appelé Jill mais nous n'avons pas souhaité faire de vidéo conférence avec le médecin le jour J.
On correspondait par sms. De toute façon j'étais coincé au boulot, donc, c'était difficile.

Les jours qui ont suivi nous en avons presque pas parlé entre nous. Comme si cela n’existait pas. Nous ne nous permettions pas de rêver.

A vrai dire je ne savais même pas la date exact de la prise de sang. 
Après quelques jours, tout de même, à chaque sms de mon téléphone je sursautais. 
Jusque 10 jours après, je recois un sms de la part de Jill.

Ok, dans ma tête avant même de lire le message, c'était cuit. En plus, j'étais seul chez moi (enfin au moins je pourrai me morfondre tranquillement)

Puis j'ouvre le sms, et je vois une photo d'un test de grossesse. Mais avec rien dessus.
Elle nous écrit "je viens de faire un test, on voit pas grand chose sur la photo, mais avec la lumière on peut deviner un début de trait positif sur l'écran".

Je m’empêche de sauter de joie, elle n'était qu'à 10 jours après le transfert et peut être que quelques heures après cela changerait.

Il a fallu attendre 5 jours de plus pour qu'elle fasse une prise de sang. 
Elle l'a fait et les résultats à ce stade de grossesse sont :
taux égal ou supérieur à 50 hcg = enceinte et son taux était à 49,5
Que penser ? Elle-même ne le savait pas.

La seule chose à faire était d'attendre une semaine de plus pour voir le taux augmenter. 
Nous étions toujours dans la retenue. Pas totalement déçu, ni totalement heureux. Evidemment cette journée là, les forums médicaux et compagnie ont été nos grands alliés... ou pas.

La semaine suivante, rebelote ! les résultats aurait du être à 100 hcg ou supérieur, et n'étaient qu'à 95.

Encore une déception, nous ne comprenons rien. D'un côté elle avait son taux d'hormone de grossesse qui augmentait, mais pas suffisamment pour dire qu'elle était enceinte. Tout cela était très déroutant.

Le docteur nous a fait comprendre qu'il était possible que l'embryon ait pris puisqu'elle a fait une fausse couche (qui serait passée inaperçue).
Que la seule solution était d'attendre d'éventuelles menstruations. puis 15 jours après cette fois, qu'elle refasse une prise de sang.

Pendant cette période, nous avons su que Jill était mal. Elle culpabilisait de ne pas être enceinte simplement et c'est tout.

Pendant les 15 jours, nous avons organisé notre mariage. C'était un moment important de notre vie, et ce que nous espérions, c'était de n'avoir aucune nouvelle de sa part.

Alors nous nous sommes centré sur cette journée de mariage.. Au fond de moi, je n'arrivais pas à imaginer qu'elle ne soit pas enceinte. Une intuition. J'avais envie d'y croire.

Une semaine après notre mariage, nous avons eu les résultats de la prise de sang.

Les taux d'hormone de grossesse avaient explosé et Jill était bel et bien enceinte de 4 semaines. Nous étions heureux et soulagés.
Mais au fond de nous, une petite voix nous disait d'attendre que Jill soit enceinte de 3 mois. D'ailleurs, avec les problèmes de la première grossesse, nous savions que le pire pouvait arriver...

Et on se disait bien : Nous serons heureux seulement quand nous tiendrons notre bébé dans nos bras.

Papa ou Papa ?

Quand on est un couple de deux futurs papas, on se pose bien sûr plein de questions dont une : comment allons nous nous faire appeler.

Au début on  a envie qu'ils nous identifient : il faut bien que nos enfants sachent qui est qui.
Mais malheureusement la lague française n'offre pas beaucoup de mots pour dire qu'on est papa ! Dans les pays anglo-saxons, il y a un peu plus de choix. Il est très courant d'entendre "dad" "daddy" "papa"...

On connait des papas qui se font appeler "papou" ou "daddy" mais cela ne nous convenait pas.
Dans notre esprit, à l'époque, on avait un peu l'impression que le porteur de ce surnom serait un peu moins papa que l'autre.
Et qui serait le papou ou le daddy ? Celui qui n'a pas donné son matériel génétique ? Donc nous dirions à tous qui est le père biologique. Or, nous ne le souhaitions pas !

Finalement, nous nous sommes dit que nous étions tous les deux des papas à part entière. Il était évident de se faire appeler papa tous les deux !

Nous avons chacun des nièces et neveux qui nous appellent tous les deux tontons, et pourtant ils savent bien nous distinguer.

Alors c'était décidé, nous nous ferions appelé papa. Il arrive parfois que le prénom soit rajouté pour préciser, mais ça, c'est surtout pour les autres.

Ce n'est pas rare d'entendre la phrase tout à fait normal pour nous "Papa ? Il est où Papa ?"

Mais le plus intriguant dans tout ça, c'est que la plupart du temps nous arrivons à nous reconnaître, quand, au loin l'une d'elle nous appelle juste en disant "papa".

Existerait-il une oreille absolue des papas ?


Chéri, et si on agrandissait la famille ?

Quand on se lance dans l'aventure de la GPA et qu'elle se passe bien, on est content d'avoir terminé le parcours du combatant.
Vu l'investissement, financier mais aussi humain, on imagine assez rarement de le faire plusieurs fois.
Et pourtant, je n'imaginais pas avoir seulement 2 enfants.
Je l'ai toujours dit à Romain. Bizarrement je ne savais pas comment cela serait possible.

Puis finalement un an et demi après la naissance de nos filles, il a fallu retourner aux Etats-Unis pour des démarches administratives. Nous en avons profité pour rendre visite à Jill et sa famille en prenant un logement non loin de chez eux.

C'était assez étrange de la revoir après cette séparation. Cette fois, nous étions avec nos filles. Sur le chemin pour aller chez elle je me sentais aussi stressé qu'heureux de la retrouver.

Nos filles avaient 18 mois donc elles ne se rendaient pas compte de l'importance qu'avait eu cette femme dans notre vie. En revanche, les filles de Jill se faisaient une joie de revoir nos grandes.

Quand nous nous sommes retrouvé, l'amitié était au rendez-vous. Nous avons fait une soirée. Ils ont organisé un barbecue. Il faisait beau. La famille de Jill était la pour nous accueillir. Un vrai moment de bonheur. Je me souviens que nous avons parlé de tout et de rien.

On s'est retrouvé à un moment juste tous les 4, Jill, son mari, Romain et moi. Je ne saurais vous dire comment le sujet est arrivé dans la discussion mais, sur le ton de la rigolade, nous avons dit que si nous devions avoir un 3ème enfant, se serait seulement avec elle. Il aurait été inconcevable pour nous de le faire avec une autre femme, qu'on aurait presque l'impression de la "tromper".
Et elle, toujours sur le ton de la rigolade nous dit que si elle devait à nouveau porter un enfant ce serait uniquement pour nous.
Et puis elle a rajouté avec légèreté "On rigole... mais je le pense vraiment". Et nous : "oui, nous aussi...je crois que ça nous plairait".

Silence, et grand sourire. Dans ma tête je me demande si elle le pense au point de passer le cap.
La soirée se termine.

On rentre chez nous. Et dans la soirée, elle nous envoie un SMS: "Si vous souhaitez sérieusement avoir un 3ème enfant, sachez que nous sommes partant. Seulement, sachez une chose, si je le fais, c'est maintenant."

Coup de stress ! Que faire. Nos filles avaient seulement 18 mois, c'était encore tout frais pour nous. Je ne me voyais pas avec un 3ème enfant maintenant. Et il fallait réfléchir rapidement. La vie nous faisait un cadeau.
Quand nous nous sommes revu, nous lui avons demandé de nous laisser quand même un peu de temps pour réfléchir très sérieusement.

Nous voulions un 3e enfant, mais c'était si soudain ! On aurait pas imaginé que Jill veuille à nouveau porter notre enfant. Bien que l'envie soit forte au fond de nous,  nous n'imaginions pas que ce projet aboutirait.

Et puis une autre chose était importante pour nous : Jill ne donnant pas ses ovules, il fallait aussi trouver une donneuse. Je crois que ce qui allait nous aider à prendre la décision c'était de demander l'accord de la donneuse de nos filles pour donner à nouveau.
Si elle acceptait, tout serait en place pour que notre 3ème enfant naisse.

Nous avons donc contacté notre médecin américain, et après quelques jours d'attente, nous apprenons que la donneuse qui avait déjà donné pour nos filles acceptait de donner à nouveau ses ovules....Pour nous.

Plus besoin de réflechir, c'était devenu évident. Alors nous avons appelé Jill...

"Jill, c'est parti, nous allons à nouveau devenir enceints !"

Papas Français

Aujourd'hui l'Etat français se permet de juger la conception d'un enfant.
Vous trouvez ça choquant ? C'est normal, ça l'est.

J'exagère ? Sûrement un peu. Mais tout de même.

Aujourd'hui, administrativement parlant, mes filles ne sont pas reconnues en France comme les autres enfants. Elles n'ont pas de papiers français d'identité et elles ne sont pas inscrites sur notre livret de famille.

Pourtant, nos 3 filles ont un certificat de naissance établi légalement aux États-Unis.
En France la loi dit qu'un enfant est Français, s'il est né dans le pays et/ou si un des parent l'est. Ce qui est notre cas.
Bien sur, ce certificat est tout de même utilisé, et reconnu par les institutions, comme la sécurité sociale, la Caisse d'allocation familiale, l'école, les impôts etc. alors quelle hypocrisie !

De plus en plus de familles se voient reconnaître ce certificat à l'état civil. Nous pourrions nous réjouir que les choses avancent et c'est vrai mais c'est laborieux et l'aide d'un avocat est obligatoire.

Dans notre cas, nous avons commencé à demander à la mairie le passeport français. Après avoir donné toutes les pièces justificatives, on nous en a demandé d'autres non obligatoire délivrés il y a moins de 3 mois.

A ce jour, nous avons absolument tout donné, nous n'avons pas encore de nouvelles.
Nous attendons impatiemment la réponse qui normalement doit être positive. En effet, en 2013, une circulaire de la ministre de la justice a été faite disant que la seule suspicion de gpa ne peut être un refus de délivrance de papiers d'identité.

Ensuite, si cela fonctionne, nous demanderons au service d'état civil d'inscrire nos filles dans notre livret de famille et cela risque d'être long. Il nous faudra encore beaucoup de détermination et de démarches juridiques pour y arriver.

Qu'est ce que cela changerait pour nos détracteurs que nos filles soient inscrites à l'état civil ? Est ce qu'ils s'imaginent que cela nous empêchera d'avoir des enfants ? Si c'est cela, rien ne nous empêchera de fonder une famille.
La France a été condamnée plusieurs fois par la Cour Européenne des Droits de l'Homme concernant cette question. Et pourtant, nous ramons encore.

Pourquoi est-ce qu'il n'est pas possible de simplement faire la démarche en mairie pour inscrire nos enfants à l'état civil et de les faire figurer sur notre livret de famille ?

Nos enfants sont-ils nés de la mauvaise façon ?

2 papas à l'école

Quand on est une famille qui ne rentre pas dans la norme, on sait qu'on peut facilement être jugé, observé,...
Chaque lieu peut être un endroit où on devient la bête de foire, ou du moins susciter le questionnement.

Il y a des lieux, des moments où nous sommes obligé de le dire et de l'assumer pleinement.
Cela ne nous a jamais posé de problèmes bien sur, mais contrairement à une famille nucléaire classique, nous sommes parfois obligé de préciser que nous sommes une famille.

Pour nous, la confrontation avec la vie sociale a commencé dans l'avion au retour en France, puis il y a eu les premiers rendez-vous chez le médecin, la nourrice, etc.
Nous n'avons jamais été franchement victime "d'homoparentphobie". Parfois nous avons eu des regards, plus ou moins bienveillants (ou malveillants selon le point de vue), des questions "subtiles" (hum hum) sur l'absence "d'une femme".

Nous vivons dans un milieu assez protégé, petite banlieue d'une ville moyenne, où nous sommes intégré depuis plusieurs années, avant même d'avoir des enfants.
Et puis, ça n'est pas écrit sur notre front que nous sommes une famille. L'un de nous pourrait très bien être l'oncle, un "pote".
Mais nous n'avons pas fait d'enfants pour les autres alors nous ne décortiquons pas les regards des autres et nous restons naturels.

Cependant je dois l'admettre, un endroit me stressait particulièrement : l'école.

Déjà pour nos filles : une grosse confrontation à la réalité, elles rencontreront majoritairement des enfants qui ont un papa et une maman.  Les questionnements des camarades. L'enseignant-e aussi, sera-t-elle ou sera-t-il ouvert sur le sujet ?
Est ce que autres parents interdiront de jouer avec nos filles ?
Dès leur naissance nous parlons à nos filles et expliquons que nous sommes une famille un peu différente que la majorité, elles l'ont toujours su, et ça ne leur a jamais posé problèmes.
Dans notre famille, les autres enfants trouvent notre situation tout à fait normal.

Lorsque nous avons été faire l'inscription de nos filles à l'école, en janvier de l'année de rentrée. Nous avons rencontré la directrice de l'école, c'était l'occasion pour moi de parler de mes craintes.
Nous avons été considéré comme n'importe quel parent. Je ne sais pas si c'était fait exprès pour montrer son accueil mais elle s'est réjouit à voix haute de pouvoir mettre "père 1" et "père 2" sur le logiciel d'inscription de l'école. Exprès ou pas, j'ai été rassuré.

J'ai quand même demandé s'ils avaient déjà eu une famille comme la notre, et la réponse a été positive !  Je me suis senti soulagé, cela voulait alors dire que l'équipe enseignante serait a priori enclin au sujet.

A l'approche de la première journée, l'angoisse. toutes mes questions se sont bousculé dans ma tête. Mais quand il faut y aller...
Bien sur le premier jour, chaque parent était focalisé sur sa progéniture. Personne n'a vraiment fait attention aux autres.
N'empêche que la maitresse, nous a demandé, de dessiner notre famille avec nos enfants pour ensuite l'accrocher dans les couloirs de l'école. Première mise à nue.

Durant la semaine, chaque parent nous a découvert un peu plus et on a senti, quand même les regards s'appuyer sur nous.
On a ignoré.
De toute façon je ne vois pas ce qu'on aurait pu faire d'autre.
Surtout quand nos filles, heureuses qu'on vienne les chercher nous ont sauté au cou en criant "les papaaas" à tous les deux.

Et puis, au fur et à mesure du temps, comme tout le monde, j'ai commencé à discuter avec des parents, de choses toujours très banales, mais, je me suis rendu compte qu'on était considéré comme les autres.

Un jour, une de nos filles pleurait quand nous avons quitté la classe, et une maman en sortant nous a dit : "on est tous pareils, mais rassurez-vous ça ne dure jamais".
Phrase à priori bateau, mais remplie de bienveillance.

Lors du premier rendez-vous avec l'enseignante, à mi-année, j'ai demandé s'il y'avait eu des questionnements d'autres enfants, voire des réflexions de parents concernant notre situation familiale. Jamais. Elle nous a rassuré en nous disant que nous avions été identifié comme les parents des jumelles, comme les autres parents. Ni plus, ni moins.

D'ailleurs au fur et à mesure du temps, c'était assez drôle de voir certains enfants, copains avec nos filles nous interpeller "oh...il y a le papa Romain !"

Une maman avec qui j'ai sympathisé, m'a confié qu'au début de l'année, lorsqu'elle nous a vu, elle nous a trouvé très beau et trouvait qu'on était un bel exemple. Quand je lui ai demandé ce qu'était un "bel exemple", elle m'a simplement répondu "un exemple d'amour pour les autres, voir deux personnes s'aimer, peu importe leur genre et être des parents aimants".
Cela m'a beaucoup touché.

Concernant mes filles, l'une d'elle m'a rapporté qu'un enfant lui a demandé où était "sa maman". Elle a simplement répondu qu'elle n'en avait pas, qu'elle avait 2 papas.  Je crois que la réponse a convenu à cet enfant !
D'ailleurs, mes filles sont souvent invitées à des anniversaires de copains ! Elles sont la preuve, que les enfants, ne sont pas ceux qui jugent le plus.

Finalement aujourd'hui, je fais parti de ces parents qui discutent avec d'autres à la grille de l'école, qui s'impliquent - un peu - à l'école en accompagnant les groupes lors des sorties scolaires et qui préparent des gâteaux aux kermesses.

Quand on est une famille pas tout à fait comme les autres, c'est normal de parfois être soucieux du regard des autres.
Surtout dans notre cas, et les relents homophobes qu'il y a eu après certaines manifestations et événements. Cependant, les choses avancent.

Peut être que dans les années à venir les choses seront différentes et nous serons discriminés à l'école élémentaire, au collège...
Mais aujourd'hui nous préparons nos filles à être bien dans leur peau et nous ne voulons qu'une chose : qu'elles soient épanouies.


Un nouveau départ un nouveau bébé

Nous avions une date pour l'insémination de Jill. Puisque l'insémination pour nos premières s'était bien passée la première fois...